Cet article du Specialist décrit comment les réformes ACA misent sur des soins psychiatriques ambulatoires plus courts et plus strictement contrôlés, mais selon le terrain, elles se heurtent à la réalité clinique : dans une enquête BFAP (jan. 2026, n=402 ; 240 NL, 162 FR), 93,3 % indiquent vouloir conserver la consultation classique de 3 RVU (±60 min), tandis que 64,4 % considèrent 2 RVU (±40 min) et 51,5 % 1 RVU (±20 min) comme réalisables, ce qui suggère une limite inférieure claire ; 82,8 % souhaitent maintenir le remboursement des entretiens téléphoniques de crise, 92,5 % plaident pour des moments de concertation multidisciplinaire rémunérés (1–4 RVU/patient/an), 88 % soutiennent le Collaborative Care Model et 80,8 % demandent un remboursement équivalent des consultations vidéo — en l’absence de celui-ci, 73 % les réduiraient ; malgré une motivation de contenu élevée (80,9 %), seuls 6,7 % qualifient le travail d’attractif financièrement, 79,7 % trouvent les rémunérations insuffisantes, 84,3 % estiment que même 40 €/RVU ne couvre pas les coûts, 58,4 % appliquent un arrêt d’inscription (près de la moitié de manière permanente), seuls 5,4 % des répondants NL peuvent voir rapidement de nouveaux patients, 42,8 % reconnaissent des signaux de burn-out et 33,6 % envisagent de réduire dès 2026 leur pratique ambulatoire, près de la moitié étant prête à faire grève ou à se déconventionner si les réformes restent inchangées — avec le risque de délais d’attente plus longs, de perte de qualité et de coûts sociétaux plus élevés.
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